Auteur : Valérie Bédard

L’ourdissage indirect (ourdissoir rotatif)

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Informations techniques

Exemple:

Fibre: Coton
Calibre: 4 / 8
Nombre total de fils: 144
Longueur de la chaîne en verges: 2 verges

Matériel

ourdissage-indirect-02

  • 6 tricolettes de 6 pouces
  • Ciseaux
  • Ruban à mesurer
  • Fil de polyester 2 / 8 contrastant
  • Bobines de fil pour la chaîne
  • Ourdissoir
  • Plan d’ourdissage (informations techniques, plan de rayures)

Préparation

  • ourdissoirRassembler le matériel et mettre l’ourdissoir en place, à une hauteur confortable.
  • Ajuster les traverses en hauteur afin de maintenir une position ergonomique durant l’ourdissage.
  • Placer deux chevilles de bois dans les deux premiers trous de la traverse du haut.
  • Placer deux chevilles de bois dans les deux derniers trous de la traverse du bas.

Fil guide

  • ourdissage-indirect-03Mesurer un fil guide en polyester d’une couleur contrastante. La mesure correspond à la longueur de la chaîne (longueur minimale arrondie à la hausse). Ajouter 12 pouces de long à ce fil et le couper.
  • Attacher le fil guide sur la première cheville en haut à gauche de l’ourdissoir.
  • ourdissage-indirect-04Faire descendre le fil guide de haut en bas, de gauche à droite autour de l’ourdissoir.
  • Arrivé en bas, le fil devrait s’attacher à la deuxième cheville.
  • Changer la traverse de position ou l’ajuster au besoin.
  • Le fils guide doit être bien tendu.

1er fil de chaîne

ourdissage-indirect-05Prendre le premier fil de chaîne et le nouer sur lui-même en créant une bouche de 6 pouces. Insérer cette boucle dans la première cheville en haut de l’ourdissoir.

ourdissage-indirect-06Faire passer le fil par-dessus la deuxième cheville et le faire descendre tout au long du fil guide. Le fil de chaîne doit toujours se placer sous le fil guide.

 

 

Demies-croisées

ourdissage-indirect-07Arrivé en bas, le fil de chaîne doit passer entre les deux chevilles du bas, entourer la dernière cheville par-dessous et par-dessus. Cette étape constitue la première demi-croisée.

ourdissage-indirect-08Débuter la seconde demi-croisée en poursuivant la course du fil de chaîne en direction inverse de la demi-croisée précédente. Le fil se place en 8 sur les chevilles du bas avant de remonter sous le fil guide jusqu’en haut.

ourdissage-indirect-09Arrivé en haut, le fil guide reprend son cycle pour tout l’ourdissage.

 

 

Changement de couleur

ourdissage-indirect-10

  • Pour changer de couleur, bloquer le fil de la couleur précédente sur la cheville gauche du haut, le couper et y nouer le fil de la seconde couleur.
  • Il est préférable de changer de couleur en haut de l’ourdissoir.
  • Poursuivre le cycle d’ourdissage jusqu’au prochain changement de couleur.

 

 

Compte des fils de chaîne

Comment compter les demi-croisées (nombre de fil total de l’ourdissage)?

  • ourdissage-indirect-11On comptabilise les rayures de couleurs si elles sont régulières.
  • On compte les fils en les séparant un par un dans les demi-croisées. Le croisement en 8 facilite la séparation des fils.
  • ourdissage-indirect-12On attache sommairement dans les demi-croisées un groupe de fil compté avec une tricolette pour en retenir le compte et éviter de compter deux fois.

 

 

 

Nouage de la poignée

ourdissage-indirect-13

L’ourdissage se termine en haut par une boucle identique à celle de départ.

ourdissage-indirect-14Nouer une première tricolette dans la poignée du haut.

 

 

 

 

Nouage de sécurité  et des demi-croisées

ourdissage-indirect-15Nouer trois à quatre tricollettes autour de points répartis dans la chaîne pour la maintenir lors du chaînage. Ces ligatures doivent être serrées.

ourdissage-indirect-16

Nouer une dernière tricolette, la plus importante, dans les demies croisées afin de maintenir les séparations, sans la serrer.

ourdissage-indirect-17Cette tricolette s’insère dans les deux anses du 8.

 

 

 

Sortir la chaîne du métier

ourdissage-indirect-18Retirer le deuxième gougeon en haut de l’ourdissoir pour diminuer la tension de la chaîne.

ourdissage-indirect-19À parti de la poignée de fils du haut, chaîner la chaîne à partir d’en haut comme une chaînette de crochet.

ourdissage-indirect-20Maintenir l’ourdissoir pour l’empêcher de se dérouler.

 

 

 

Chaîner la chaîne

ourdissage-indirect-21Sans faire traverser le bout de la chaîne dans la dernière maille, attacher la dernière boucle à la tricolette qui maintient les demi-croisées pour le transport de la chaîne.

ourdissage-indirect-22Manipuler la chaîne ainsi ourdie avec soin. Éviter de traîner la chaîne sur le sol et de tirer des fils au travers des ligatures de sécurité.

ourdissage-indirect-23Pour une chaîne trop longue ou trop large pour l’ourdissoir disponible, séparer le nombre de fils en deux et faire deux chaînes.

Elle seront assemblées par la suite sur le métier.

 

 

Entrevue pour Intervalles, Espace patrimoine

Arts et Patrimoine | Valérie Bédard, artiste tisserande
27/05/2016
Tanya Lanaville

Cette semaine dans la série Arts et Patrimoine, INTERVALLES vous fait voyager dans l’univers de l’artiste tisserande Valérie Bédard qui a eu la gentillesse de répondre à nos questions!

Je suis spécialisée dans l’étude du textile et du tissage, que j’enseigne à la Maison des métiers d’art de Québec depuis 2008. Mes activités sont diversifiées, entre la conception d’œuvres d’expression et d’objets uniques, l’animation d’ateliers créatifs avec le grand public, l’enseignement et la production d’objets de petites séries. Mes créations ont été présentées à la Biennale internationale du lin de Portneuf, au Centre MATERIA, à la galerie Art Neuf, à Espace, à la Guilde des Métiers d’art ainsi que dans le Réseau des bibliothèques de Québec.

Démarche artistique

J’accorde une grande importance à la fabrication du tissu, à la relation au métier à tisser, au fait de contrôler un mécanisme dans lequel chaque fil est placé, tendu et prêt à s’entrecroiser dans un motif prédéfini.

L’ouvrage tire sa richesse du plaisir ressenti dans le geste, de la fierté d’avoir maîtrisé le processus et produit une étoffe achevée. La matière tissée devient objet de contemplation, d’émotion et de réflexion qui révèle la maîtrise d’un savoir-faire. La matière fibre est magnifiée par ce lent processus qui sépare la matière brute de l’objet fini, par les gestes rigoureux et précis de la main du tisserand.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec les techniques de tissage traditionnels?

Le tissage, bien qu’il puisse être interprété de mille façons et qu’il s’adapte aux modes et tendances de chaque époque, n’a pas changé en plus de 4 000 ans. Les structures du tissage sont universelles. Ce sont les outils,  les matières et les styles qui changent. S’intéresser au tissage traditionnel, c’est reconnaître que des milliers de tisserands de toutes les époques et de tous horizons ont développé bien avant nous ces structures. S’y référer nous permet d’apprendre le métier. De plus, mon intérêt marqué pour le tissage traditionnel traduit une curiosité pour notre histoire, notre culture et l’évolution de ce médium.

Avez-vous une relation particulière avec les savoir-faire textiles ou les matériaux que vous utilisez?

 

Ces deux éléments, les savoir-faire et les matériaux, sont à la base de mes recherches. Ils sont prépondérants à l’objet de la création qui devient parfois un prétexte à mettre en œuvre des éléments du langage visuel et des nouvelles techniques. Pour se faire, le savoir-faire est capital afin de traduire correctement son intention de création.

Depuis dix ans, mon exploration des matériaux a été très vaste, de l’utilisation de bandes de cassettes recyclées, de fibre optique, de matières réfléchissantes, en passant par les fibres naturelles très délicates du Japon, les fibres luxueuses que sont le mérinos et la soie, jusqu’aux bandelettes de notre traditionnelle catalogne. Actuellement, j’affectionne les matières naturelles, modestes telles que le coton, le lin, le papier et l’alpaga. Je souhaite maintenant aborder le filage à la main et les teintures naturelles telles que l’indigo pour leur symbolique universelle et originelle.

Oui, je collectionne les livres de tissage traditionnels du Québec, ainsi que les ouvrages contemporains. Je considère chaque outil de tissage ou de création textile comme un trésor et cherche constamment à les valoriser, leur donner une seconde vie. Je m’applique à faire de la recherche sur les techniques et leurs origines quand je les utilise ou que je les enseigne. Aussi, je fais souvent des références à mon patrimoine, à ma famille et à mes origines dans mes œuvres.

Plus largement, j’aime me situer parmi les artisans qui œuvrent encore aujourd’hui à préserver un patrimoine vivant dans toutes les sphères d’activités liées à leur identité culturelle, dans des principes de développement durable, de valorisation du travail à échelle humaine, de retour en arrière, à la suite de l’industrialisation. Être tisserande en 2016, c’est pour moi un moyen de manifester mes valeurs et faire vivre mes idéaux.

Être enseignante à la Maison des métiers d’arts de Québec influence-t-elle votre production?

J’enseigne depuis neuf ans à la Maison des métiers d’art de Québec. Cette école est un centre de recherche remarquable, comme un immense terrain de jeu pour les artisans en devenir. Nous avons accès à deux métiers Jacquard, à de nombreux métiers traditionnels de tous les formats et à un grand nombre de métiers à tisser à cadres multiples et de production, sans parler du parc de tricot, de teinture et de couture.

Mon travail auprès des étudiantes et des autres enseignantes est très riche en découvertes et en partage. Nous travaillons souvent dans le mode du compagnonnage, en petits groupes dont l’évolution est constante. Chacun de nous bénéficie des recherches et des expériences des autres et notre savoir se multiplie à force de fréquenter cet espace de création si bien outillé et aux multiples ressources. C’est vraiment grâce à ce contact privilégié et stimulant que j’ai pu développer mes idées et maintenir une évolution technique constante.

Quel dialogue souhaitez-vous créer avec les spectateurs et vos étudiants?

Je cherche à partager mes découvertes et mes expériences. Je veux simplement transmettre ma passion. Pour moi, faire tisser un bel objet a plus de valeur que vendre un objet que j’ai réalisé. C’est pour ça que la majorité de mon emploi du temps est consacré à l’enseignement, l’animation, la transmission et le partage. Ma production est sélective, rare et se destine à faire évoluer la recherche et à innover. Une fois que j’ai réalisé une petite série d’objets, je suis pressée de passer à l’idée suivante, ou de la faire expérimenter par mes élèves. J’aime avoir une implication dans la satisfaction qu’une personne peut éprouver d’avoir appris quelque chose de nouveau, de matérialiser ses idées et d’avancer dans ses compétences.

Dans un ordre d’idée plus spirituel, je pense qu’une personne peut trouver un immense bien-être dans le tissage, car il impose à l’artisan de vivre le moment présent, de suspendre le temps pour se concentrer. Le tissage, la course régulière de la navette, peut engendrer un état de fluidité très apaisant. Et, comme le tricot, c’est très bon pour la mémoire et le cerveau!

Est-ce que les savoir-faire textiles ont beaucoup évolué? Avez-vous recours à de nouvelles technologies?

Dans les années 80, les artisans ont pu tirer profit du développement de l’informatique pour réaliser différentes tâches reliées au tissage : dessin de patrons à l’informatique, système de levée de cadres automatisé, tissage jacquard. Cet aspect a révolutionné le langage visuel des artistes et artisans du textile. Au Québec, nos pionnières dans l’exploitation de ces nouveaux outils ont été Louise Lemieux Bérubé à Montréal et Annette Robitaille à Québec. De nombreux artisans utilisent maintenant la technologie dans la création textile, soit dans l’utilisation d’outils de tissage, mais aussi en intégrant des composantes intelligentes dans leurs tissus, tels que des fils conducteurs reliés à des composantes électroniques, des fibres qui changent de couleur aux rayons UV ou avec la chaleur du corps, la fibre optique, etc.

Les savoir-faire ont-ils évolué? C’est une bonne question, je suis mitigée par la réponse à vous fournir. D’un côté, nous sommes mieux outillés pour traduire des idées complexes, pour créer et consulter des ressources pédagogiques, nous avons la chance que le métier soit enseigné au collégial, les modes de transmission se sont institutionnalisés.

Mais d’un autre côté, de nombreux savoir-faire sont délaissés au profit de ceux qui sont accessibles, efficaces, productifs; une adaptation forcée par le marché de la production de masse. Qui prend le temps de tisser une ceinture fléchée de nos jours? Qui utilise la technique du tissage à cartes ou la tapisserie haute lisse? Les artisans qui détiennent ces savoir-faire sont de plus en plus rares et les ressources manquent à ceux qui voudraient s’y consacrer.

L’œuvre « Les refondateurs » est composée de dessins tissés en noir et blanc de mes compagnons artisans de la région de Portneuf. J’ai utilisé des fils de lin et de soie pour créer un portrait de cette communauté grandissante. Une fois terminés, les tissages étaient tendus dans des cadres métalliques dont la forme évoque des bâtiments traditionnels. Je souhaitais rendre un hommage particulier à la génération d’entrepreneurs créateurs qui participent au renouveau rural, j’ai créé un lien entre les savoir-faire perdus et les espoirs de la communauté en l’avenir. Mon œuvre souhaitait représenter une identité culturelle de la région et d’un patrimoine en devenir.

 Avez-vous été inspiré par l’histoire des lieux d’exposition?
Oui, je savais que mon œuvre allait être présentée dans le Vieux presbytère de Deschambault et je me suis inspirée de son architecture pour la forme de l’un des bâtiments. Les autres formes étaient inspirées de maisons traditionnelles que l’on retrouve sur le territoire, dont deux bâtiments de ferme. L’œuvre était installée au mur d’une toute petite pièce juste en haut de l’escalier. On y retrouvait un toit en pente, une fenêtre à crémone et un coffre de bois antique. J’ai placé ce coffre sous l’œuvre, car il se prêtait bien à la symbolique d’héritage culturel et assoyait l’installation murale dans l’espace. Ces petites pièces toutes modestes de lin ultra fin présentaient des portraits que j’avais dessinés à la main et interprétés en structure de toile double sur un métier Jacquard. Ces portraits se voulaient des artefacts de notre époque laissés dans un espace dont la fonction est de conserver et nous rappeler notre histoire.
Quelle serait une icône de la ville de Québec?

La ceinture fléchée de Bonhomme Carnaval est pour moi une icône de la ville de Québec. C’est un symbole vestimentaire fort de la culture francophone et métis d’Amérique. Certaines ceintures peuvent prendre jusqu’à 800 heures à produire, selon la finesse de la laine. La majorité des ceintures fléchées portées par Bonhomme ont minutieusement été confectionnées par Yvette Michelin, flécherande depuis 45 ans. C’est d’ailleurs grâce à elle que Bonhomme porte des ceintures authentiques.

En 1979, Bonhomme portait une ceinture fléchée industrielle. Yvette a sensibilisé les organisateurs du Carnaval à l’importance que Bonhomme porte une ceinture fléchée authentique. Elle lui en a réalisé une dès l’année suivante.

En résumé, que veut dire le patrimoine pour vous?

Le patrimoine, c’est notre héritage à tous, c’est de l’ordre du bien commun. Il occupe une grande importance pour certains, pour d’autres, il fait partie du passé. Pour moi, c’est le terreau qui me permet de me cultiver et qui me procure un grand sentiment d’abondance. Il représente la somme des efforts collectifs d’une communauté à améliorer sa qualité de vie et à construire son identité. C’est une richesse qui fructifie chaque fois qu’on lui donne vie en l’habitant, en l’expérimentant, en la redécouvrant.

Pour connaître les programmes et les cours offerts en métiers d’art, nous vous invitons à visiter le site de la Maison des métiers d’art du Québec.

Curriculum Vitae

EXPOSITIONS COLLECTIVES | Œuvres d’expression
2015 Métier et mérite | Biennale internationale du lin de Portneuf, Deschambault
2014 À chacun sa matière | Galerie de la bibliothèque Gabrielle-Roy, Québec
2013 Au fil du mois d’avril  | Presbytère de Saint-Nicolas
2011– 2014 Arbres d’avril | Jardin Saint-Roch | Maison des métiers d’art de Québec dans le cadre d’En avril… design, textile, art
2011 Identités culturelles | Galerie de la bibliothèque Saint-Jean Baptiste | Galerie de la bibliothèque de Neufchâtel
2010 BLANCS | Galerie Tzara, Québec
2009 Chassé-Croisé | Collectif des métiers d’art métissés

Guilde canadienne des métiers d’art de Montréal

2008 Pantone 141M à 1447M  |  Collectif des métiers d’art métissés
Galerie Art Neuf, parc Lafontaine, Montréal
2008 Vert les 400 prochaines années | Centre de diffusion en métiers d’art MATERIA, Québec
2008 Madrigal visuel  | Exposition des finissants | Centre MATERIA

 

COMMANDES | Œuvres d’expression et Coproductions
2015 Quills, Ex Machina | Infographie des motifs pour impression du Kimono porté par Robert Lepage, conception de Sébastien Dionne
2014 Sacré cœur | Œuvre à l’encan | Soirée-bénéfice de l’École de musique Denis-Arcand
2013 Les possibles | Œuvre à l’encan | Soirée-bénéfice de la Biennale internationale du lin de Portneuf
2012 Jocaste Reine | Tissage pour les costumes de théâtre du concepteur Sébastien Dionne Théâtre La Bordée et Théâtre du Nouveau Monde
2009 Quartiers centraux  | Collaboration avec l’artiste céramiste Christine Ouellet
Murale commémorative du 15e anniversaire de la Corporation de développement
Économique et communautaire de Québec

 

DISTRIBUTION | Objets d’art fonctionnels
2014 Noël à la Cabane | Deschambault
2014 Noël au Moulin Marcoux | Pont Rouge
2010 – 2011 Salon des artisans de Québec | Québec
2007 – 2014 Boutique du Centre MATERIA | Québec
2010 – 2012 M009 | Collège Notre-Dame Defoy | Saint-Augustin-de-Desmaures
2009 – 2010 Code Vert | mode éthique | Québec
2009 Macédoine artistique | Domaine de Maizerets, Québec
2008 – 2010 Vert tuyau | coopérative d’artisans innovants en métiers d’art, Québec
2008 One of a Kind Show, printemps 2008 | Direct Energy Center, Toronto

 

EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES
2010 – 2016 Artiste à l’école | Animation d’ateliers de création textile au primaire et au secondaire
2008 – 2016 Enseignante | Technique de métiers d’art (DEC), option textile
Cégep Limoilou, Maison des métiers d’art de QuébecCoursArmures fondamentales (Tissage) | 2011 – 2016
Exploitation des armures fondamentales (Tissage) | 2011 – 2016
Armures complexes (Tissage | 2008 – 2010, 2016
Exploitation des armures complexes (Tissage) | 2009 – 2010, 2016
Exploitation des techniques informatiques | 2009 – 2010, 2016
Exploitation de la couleur et des fibres | 2010
Formation sur mesure aux éleveurs de chèvres angoras | 2011
2013 Formatrice en tissage | Maison Routhier
2011 – 2016 Responsable des communications | Maison des métiers d’art de Québec
2012 – 2014 Responsable du perfectionnement | Maison des métiers d’art de Québec
2009 – 2016 Démarrage et exploitation d’une entreprise | Atelier Valérie Bédard

 

PRIX ET BOURSES
2010 Prix reconnaissance Prédémarrage d’entreprise | Fonds d’Emprunt Québec
2010 Prix Métiers d’art de la relève | Salon des artisans de Québec
2010 Subvention de la SODEC  | Acquisition d’un métier à tisser de 40 cadres V-Series de marque AVL Looms, Californie
2009 Prix Félix-Antoine Savard, Métiers d’art 2008
2008 Prix expression textile, Maison des métiers d’art de Québec
2008 Prix entrepreneur textile, Maison des métiers d’art de Québec

 

FORMATION
2010 Formation professionnelle | Démarrage d’entreprise
Fonds d’Emprunt Québec
2008 Diplôme d’études collégiales | Techniques de métiers d’art, option Construction textile
Cégep Limoilou, en partenariat avec la Maison des métiers d’art de Québec
1998 Diplôme d’études collégiales | Arts plastiques
Cégep de Sainte-Foy

 

PERFECTIONNEMENT
2015 Couture et finition des textiles faits main | Sabine Voisard, Maison des métiers d’art de Québec
2008 Sensibilisation aux valeurs entrepreneuriales en Belgique francophone | Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse
2008 Classe de maître | Bonnie Baker (Canada), Maison des métiers d’art de Québec
2007 Sérigraphie textile | Cynthia Dinan Mitchell, Engramme, Québec

Atelier de 6 semaines : projet personnel assisté, pour les initiés

initiation-tissageCet atelier s’adresse aux personnes qui ont suivi une initiation.
Concevez un projet personnel et réalisez-le de A à Z  avec la formatrice.

(Certaines contraintes s’appliquent).

SS École primaire le Phare de Deschambault
Six samedis matin de 9 h à 12 h
7 mai au 11 juin 2016

Prix : 120 $, matériel inclus à concurrence d’une valeur de 15 $ | Groupe de six adultes
Quatre samedis matin de 9 h à 12 h
26 mars, 2, 9 et 16 avril 2016

Prix : 100 $, matériel inclus | Groupe de six adultes.


Information : Valérie Bédard, atelier @valeriebedard.ca

INSCRIPTION EN LIGNE

Vous recevrez une confirmation de votre inscription par courriel.

Votre inscription doit être payée 7 jours avant le début du cours par chèque ou en argent comptant auprès du service des loisirs Deschambault-Grondines ou à l’administration municipale, en personne ou par la poste.

Édifice J.-A.-Côté
124, rue Janelle
Deschambault-Grondines
Québec  G0A 1W0

Centre des Roches
505, chemin Sir-Lomer Gouin
Deschambault-Grondines
Québec  G0A 1S0

Municipalité Deschambault-Grondines
120, rue Saint-Joseph
Deschambault-Grondines
Québec  G0A 1S0

Cours d’initiation au tissage de 4 semaines : « Tissage de deux napperons »

napperon-carreauxApprenez à monter votre métier, à tisser et faire la finition de jolis napperons à carreaux.

SS École primaire le Phare de Deschambault
Quatre samedis matin de 9 h à 12 h
26 mars, 2, 9 et 16 avril 2016

Prix : 100 $, matériel inclus | Groupe de six adultes.


Information : Valérie Bédard, atelier @valeriebedard.ca

 

INSCRIPTION EN LIGNE

Vous recevrez une confirmation de votre inscription par courriel.

Votre inscription doit être payée 7 jours avant le début du cours par chèque ou en argent comptant auprès du service des loisirs Deschambault-Grondines ou à l’administration municipale, en personne ou par la poste.

Édifice J.-A.-Côté
124, rue Janelle
Deschambault-Grondines
Québec  G0A 1W0

Centre des Roches
505, chemin Sir-Lomer Gouin
Deschambault-Grondines
Québec  G0A 1S0

Municipalité Deschambault-Grondines
120, rue Saint-Joseph
Deschambault-Grondines
Québec  G0A 1S0

Visite de l’atelier

L’atelier occupe une grande pièce au rez-de-chaussée d’une maison centenaire située au cœur du village de Deschambault-Grondines. Ce village surplombe le fleuve St-Laurent et il est habité par de nombreux artistes et artisans des métiers d’art et de l’agro-alimentaire.

L’été, le village s’anime avec le Marché public et accueille les visiteurs qui viennent découvrir la saveur locale et le terroir d’ici. C’est un véritable plaisir de prendre part aux nombreuses traditions du village qui ponctuent l’année et nous font vivre avec les saisons. Chaque année, les expositions de Culture et patrimoine et de la Biennale internationale du lin de Portneuf nous font découvrir des artistes et des œuvres remarquables dans les plus beaux sites patrimoniaux du compté.

Vous êtes bienvenu pour visiter l’atelier et me rencontrer sur rendez-vous: 418-286-2455, atelier@valeriebedard.ca.

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Luminaires jacquard

Recherche sur le luminaire
Tissage jacquard de soie, lin, crin de cheval
Boutique du centre MATERIA lors de l’exposition Luminaires textiles de Ute Wolff

Les refondateurs

IMG_3000Les refondateurs (2015)
Exposition « Métier et mérite »
Biennale internationale du lin de Portneuf 2016

L’œuvre de Valérie Bédard, Les refondateurs, est composée d’images tissées en noir et blanc de ses compagnons artisans. L’artiste utilise des fils de lin et de soie pour créer un portrait de cette communauté grandissante d’artisans. Une fois terminés, les tissages sont suspendus dans des cadres métalliques dont la forme évoque des bâtiments traditionnels.

L’artiste, en rendant hommage à la génération d’entrepreneurs créateurs qui participent au renouveau rural, crée un lien entre les savoir-faire perdus et les espoirs de la communauté en l’avenir. De son œuvre émerge une représentation de l’identité culturelle de la région et d’un patrimoine en devenir.

L’artiste tiens à remercier la Maison des métiers d’art de Québec.

Titres

Je suis originaire de Rivière-Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent.

Je suis originaire de Rivière-Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent.

Je suis originaire de Rivière-Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent.

Je suis originaire de Rivière-Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent.

Je suis originaire de Rivière-Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent.
JE SUIS ORIGINAIRE DE RIVIÈRE-TROIS-PISTOLES, DANS LE BAS-SAINT-LAURENT.

Je suis originaire de Rivière-Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent. J’ai habité Québec durant une quinzaine d’années au cours desquelles je me suis spécialisée dans l’étude du textile et du tissage, que j’enseigne à la Maison des métiers d’art de Québec depuis 2008. Mon atelier est situé au village de Deschambault depuis 2012.

Collaboration « Jocaste Reine »

Costumes « Jocaste Reine » | Conception: Sébastien DionneTissage d’appliqués de jacquard pour sept costumes.

Costumes de la pièce de théâtre « Jocaste Reine » présenté au Théâtre La Bordée de Québec  et Théâtre du Nouveau Monde de Montréal.

Conception et confection : Sébastien Dionne.

 

Les refondateurs | 2015

Oeuvre présentée à la sixième Biennale internationale du lin de Portneuf sous le thème « Métier et mérite » au Vieux presbytère de Deschambault.

Soie et lin | Tissage jacquard | Crédit: Denis Baribeault